La crise des infrastructures municipales au Canada : une opportunité déguisée de 106 milliards de dollars

Publié le 10 mars 2026

Les infrastructures municipales d’eau, de déchets et d’énergie du Canada sont en mauvais état et nécessitent environ 106 milliards de dollars pour être remplacées, mais les traiter comme un investissement intégré « eau-déchets-énergie » peut réduire les coûts, améliorer la résilience, créer des emplois et générer de nouveaux revenus, transformant ainsi une crise en une opportunité de compétitivité économique.

 

Le Canada est confronté à une réalité stupéfiante qui devrait préoccuper tous les citoyens, les chefs d’entreprise et les décideurs politiques : le Conseil canadien des infrastructures estime que nos infrastructures municipales d’eau sont en mauvais ou très mauvais état, avec une valeur de remplacement estimée à plus de 106 milliards de dollars. Pour beaucoup, ce chiffre semble insurmontable, un fardeau fiscal qui menace notre compétitivité économique et notre qualité de vie.

Mais avons-nous envisagé ce défi de la bonne manière? Et si le déficit d’infrastructures du Canada représentait en fait l’une des plus grandes opportunités économiques que notre pays ait connues depuis des générations?

La thèse est simple : en adoptant des solutions intégrées eau-déchets-énergie, nous pouvons simultanément remédier à cet important déficit d’infrastructures tout en favorisant une prospérité économique sans précédent dans tout le pays. Nous pouvons transformer une crise en un catalyseur de croissance, d’innovation et d’avantage concurrentiel qui positionnera le Canada comme un leader mondial en matière d’infrastructures durables.

 

digital-water-management

 

La triste réalité

Soyons clairs sur ce à quoi nous sommes confrontés. Le déficit en infrastructures n’est pas réparti de manière uniforme : il se concentre dans les systèmes mêmes qui rendent la vie moderne possible. À eux seuls, nos systèmes d’approvisionnement en eau et de traitement des eaux usées accusent un retard de plusieurs dizaines de milliards. Les installations de gestion des déchets vieillissent et atteignent leur capacité maximale, alors même que nous exigeons davantage d’elles : des taux de détournement plus élevés, une récupération des ressources et une réduction des émissions. Les systèmes énergétiques doivent être entièrement modernisés pour respecter nos engagements en matière de décarbonisation.

Dans des municipalités dans l’ensemble du pays, des actifs essentiels fonctionnent au-delà de leur durée de vie prévue. Il ne s’agit pas seulement d’une baisse d’efficacité, mais aussi d’actifs conçus pour durer 50 ans et qui approchent désormais les 70 ou 80 ans de service. Le coût de l’inaction dépasse de loin celui de l’action. Les interruptions de service et les réparations d’urgence coûtent trois fois plus cher que les remplacements planifiés.

Nous avons tous vu les gros titres : ruptures de conduites d’eau à Montréal et à Calgary, pannes des stations d’épuration dans les petites localités et crises de gestion des déchets de Vancouver à Halifax. Mais au-delà des perturbations immédiates, les conséquences sont plus profondes : risques pour la santé publique, dommages environnementaux et graves répercussions sur la compétitivité économique. Les entreprises ont besoin d’infrastructures fiables. Si elles n’ont pas la certitude que l’eau coulera, que les déchets seront gérés et que l’énergie sera disponible, elles s’installeront ailleurs. La croissance stagne. Le développement s’arrête. Nos communautés sont à la traîne.

La vulnérabilité climatique aggrave le problème. Les infrastructures vieillissantes sont moins résistantes. Chaque année de retard nous rend plus vulnérables aux phénomènes météorologiques extrêmes qui deviennent notre nouvelle norme, des inondations en Colombie-Britannique aux tempêtes de verglas dans l’est du Canada.

 

Pourquoi les approches traditionnelles ont-elles échoué?

Pourquoi n’avons-nous pas encore résolu ce problème? Le problème est que les approches traditionnelles sont fondamentalement inadaptées. Nous planifions en vase clos : les services des eaux ne communiquent pas avec les divisions chargées des déchets, qui ne coordonnent pas leurs actions avec les services publics d’énergie. Nous investissons de manière réactive, en réparant ce qui ne fonctionne plus plutôt qu’en construisant de manière stratégique ce dont nous avons besoin. Nous passons à côté d’énormes possibilités d’intégration parce que nous ne les recherchons pas.

Nous sous-estimons systématiquement les effets multiplicateurs économiques des investissements dans les infrastructures. Nous les considérons comme un centre de coûts plutôt que comme le moteur de croissance économique qu’ils sont réellement. Cet état d’esprit a laissé le Canada avec un déficit d’infrastructures qui menace notre prospérité et notre compétitivité mondiale.

 

Le lien entre l’eau, les déchets et l’énergie : une approche transformatrice

La solution réside dans un concept qui devrait fondamentalement remodeler notre façon de concevoir les infrastructures municipales : le lien entre l’eau, les déchets et l’énergie. Ces systèmes ne sont pas distincts, ils sont profondément interconnectés. Le traitement de l’eau représente 30 à 40 % de la consommation d’énergie d’une municipalité type. Par ailleurs, les eaux usées que nous traitons présentent un potentiel énergétique important grâce à la production de biogaz. Les installations de gestion des déchets sont des opérations très gourmandes en énergie, tandis que la production d’énergie elle-même nécessite de l’eau et génère des déchets.

Lorsque nous reconnaissons ces interconnexions, les possibilités d’intégration deviennent évidentes. Les installations situées au même endroit peuvent partager leurs infrastructures, ce qui réduit les coûts d’investissement de 15 à 25 %. La valorisation des ressources entre les systèmes permet de transformer les déchets en intrants utiles. L’efficacité opérationnelle est décuplée lorsque les systèmes sont gérés de manière holistique, certaines municipalités parvenant à réduire leurs coûts d’exploitation de 20 à 35 %. La résilience augmente grâce à la redondance et à la flexibilité.

Ce n’est pas une théorie. Partout au Canada, nous voyons ce lien à l’œuvre. À Ashbridges Bay, à Toronto, la moitié des biosolides sont transformés en engrais de grande valeur pour les exploitations agricoles, créant ainsi une source de revenus tout en résolvant un problème de gestion des déchets.

 

 

 

water-waste-energy-nexus

 

Les infrastructures, moteur de la croissance économique

Voici ce qui devrait réjouir tous les responsables du développement économique, les administrateurs en chef des municipalités et les ministres des finances provinciaux et fédéraux : l’investissement dans les infrastructures est l’un des outils les plus puissants pour créer des emplois. Chaque million de dollars investi dans les infrastructures crée entre 15 et 20 emplois directs - ouvriers du bâtiment, conducteurs d’engins, ingénieurs, techniciens - des emplois bien rémunérés qui font vivre des familles et des communautés partout au Canada.

Mais cela va au-delà de la construction. Les investissements dans les infrastructures stimulent l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement : fabrication d’équipements, développement technologique, production de matériaux. Cela stimule la demande de services professionnels : bureaux d’études, sociétés de conseil et spécialistes de la gestion de projets. C’est un stimulus économique qui crée une valeur durable, et pas seulement une activité à court terme.

Les avantages directs ne sont qu’un début. Les dépenses d’infrastructure ont un effet multiplicateur de 1,50 à 2,50 dollars pour chaque dollar investi. Cet investissement initial se répercute sur l’ensemble de l’économie : achats locaux, développement des entreprises, augmentation de la valeur des biens immobiliers et élargissement de l’assiette fiscale. Des infrastructures fiables et modernes attirent de nouvelles entreprises et de nouveaux investissements. Les entreprises choisissent leurs sites en fonction de la qualité des infrastructures. En leur offrant cette confiance, nous attirons des investissements qui, sans cela, pourraient aller à nos concurrents.

 

Renforcer l’avantage concurrentiel du Canada

En se positionnant comme chef de file dans le domaine des solutions d’infrastructure intégrées, le Canada peut créer des avantages concurrentiels durables. Nous pouvons devenir un centre d’innovation pour les technologies environnementales. L’expertise que nous développons ici peut être exportée dans le monde entier : les solutions canadiennes permettent de relever les défis liés aux infrastructures partout dans le monde. Nous pouvons nous positionner en tant que leader mondial de l’économie circulaire, attirant ainsi les investissements, les talents et la reconnaissance.

Il ne s’agit pas seulement de réparer ce qui est cassé. Il s’agit de créer des avantages concurrentiels qui stimuleront l’économie compétitive du Canada pendant des décennies. Les arguments financiers sont tout aussi convaincants. Les investissements proactifs dans les infrastructures réduisent les coûts liés aux réparations d’urgence, qui sont trois fois plus élevés que ceux liés aux remplacements planifiés. Dans de nombreux cas, l’intégration et l’efficacité permettent de réduire les coûts d’exploitation de 20 à 35 %. La valorisation des ressources génère de nouvelles sources de revenus : ventes d’énergie, matériaux valorisés, nutriments précieux.

Et nous ne pouvons pas ignorer l’adaptation au changement climatique. Chaque dollar investi dans des infrastructures résilientes permet d’économiser entre 4 et 6 dollars en coûts de dommages futurs évités. Il ne s’agit pas de spéculations, ce sont des données provenant de communautés qui ont appris à leurs dépens, qu’il s’agisse de la reconstruction de Fort McMurray à la suite d’un incendie de forêt ou des communautés côtières confrontées à l’élévation du niveau de la mer.

 

Solutions intégrées : de la théorie à la pratique

Alors, comment faire? Commencez par les infrastructures hydrauliques. Les systèmes hydrauliques intelligents utilisant la surveillance en temps réel, la détection des fuites et la maintenance prédictive peuvent transformer les opérations. Il s’agit de capteurs, d’analyse de données et d’intelligence artificielle (IA) qui identifient les problèmes avant qu’ils ne se transforment en pannes. À South Bend, dans l’Indiana, des capteurs et des outils d’analyse avancés ont été déployés, ce qui a permis de réduire les volumes de débordement de plus de 4 milliards de litres par an, d’améliorer la qualité de l’eau et de réduire les coûts d’investissement prévus de près de 500 millions de dollars dans le cadre du plan de contrôle à long terme révisé de la ville. L’optimisation énergétique grâce à des pompes à haut rendement, à l’optimisation des procédés et à l’intégration des énergies renouvelables peuvent réduire les coûts énergétiques de 20 à 30 %.

En ce qui concerne les infrastructures de gestion des déchets, le traitement des matières organiques par digestion anaérobie et compostage ne se contente pas d’éviter la mise en décharge, il produit également du biogaz pour une énergie propre et des produits de compostage précieux. La Ville de Toronto convertit le biogaz généré par le traitement des matières organiques en gaz naturel renouvelable. La valorisation avancée des matériaux grâce à un tri alimenté par l’IA et aux technologies émergentes de recyclage chimique peut augmenter considérablement les taux de valorisation tout en réduisant la contamination. Il ne s’agit pas d’une installation de recyclage à l’ancienne, mais d’un processus de fabrication de haute technologie qui crée de la valeur à partir de matériaux que nous avions l’habitude d’enfouir.

L’intégration des infrastructures énergétiques multiplie ces avantages. Les systèmes énergétiques de quartier peuvent capter la chaleur résiduelle des stations d’épuration et fournir ainsi un chauffage et un refroidissement à faible coût aux développements immobiliers voisins, ce qui est particulièrement intéressant dans le climat canadien. Le système de valorisation énergétique des déchets du Grand Vancouver est en cours de conversion vers un système de chauffage urbain qui permettra de presque tripler sa production énergétique actuelle tout en valorisant des métaux précieux qui, autrement, seraient envoyés à la décharge.

Mais la véritable magie s’opère lorsque nous intégrons tous les secteurs. Les parcs de valorisation des ressources regroupent des installations de traitement de l’eau, des déchets et de l’énergie afin de maximiser les synergies. La symbiose industrielle crée des échanges de déchets et d’énergie entre les installations, transformant les déchets d’une opération en matière première pour une autre. Il ne s’agit pas d’économies théoriques : elles sont réalisées dans des communautés qui ont adopté des approches intégrées.

 

 

water-waste-energy-infrastructure

 

Favoriser la transformation

La question est la suivante : comment favoriser cette transformation à l’échelle nationale? Commençons par le financement. Des programmes fédéraux tels que le Programme d’infrastructure Investir dans le Canada fournissent un financement important aux projets éligibles. Les possibilités de financement provincial et les obligations vertes offrent des sources de capitaux supplémentaires. Les municipalités elles-mêmes ont de plus en plus accès aux marchés financiers grâce aux obligations vertes, souvent à des taux avantageux en raison de la demande des investisseurs pour des investissements durables.

Les partenariats public-privé et les modèles de prestation alternatifs peuvent apporter des capitaux privés, de l’expertise et de l’innovation aux projets d’infrastructure. Le capital est disponible. Nous devons structurer des projets permettant d’y accéder efficacement.

Mais le financement seul ne suffit pas. Nous avons besoin d’un soutien politique et réglementaire qui favorise les approches intégrées plutôt que de les entraver. Nous avons besoin d’exigences en matière de planification intégrée des infrastructures qui nous obligent à sortir des cloisonnements. Nous avons besoin d’un processus d’approbation simplifié pour les installations situées au même endroit. À l’heure actuelle, les projets intégrés sont souvent confrontés à davantage d’obstacles réglementaires que les installations séparées, ce qui n’a aucun sens.

Les réglementations basées sur les performances devraient encourager l’innovation plutôt que d’imposer des technologies spécifiques. Les analyses de rentabilité doivent tenir compte des avantages économiques, et pas seulement des coûts d’ingénierie. Et nous avons besoin d’engagements financiers à long terme qui permettent une planification stratégique plutôt que des décisions réactives et à court terme.

 

 

Priorités stratégiques d’action

Les municipalités doivent adopter une planification intégrée de la gestion des actifs qui englobe les systèmes d’approvisionnement en eau, de gestion des déchets et d’énergie. Explorez les possibilités d’intégration dans chaque cycle de planification des immobilisations : ne vous contentez pas de remplacer ce qui est cassé, demandez-vous quelles sont les possibilités d’intégration. Quantifiez les avantages économiques dans les analyses de rentabilité, notamment la création d’emplois, les multiplicateurs économiques, les économies de coûts d’exploitation et la valeur de la résilience.

L’industrie doit développer des offres de solutions véritablement intégrées. Ne vous contentez pas de proposer des solutions pour l’eau ou les déchets, proposez des solutions eau-déchets-énergie qui maximisent la valeur. Présentez clairement les propositions de valeur économique : les municipalités ont besoin de voir les arguments commerciaux, pas seulement les spécifications techniques. Investissez dans l’innovation et les projets pilotes qui prouvent la validité de nouveaux concepts.

Les gouvernements à tous les niveaux doivent donner la priorité aux infrastructures intégrées dans les programmes de financement. Créer des incitations à l’intégration, et non des obstacles. Assurer une flexibilité réglementaire qui permette l’innovation tout en protégeant la santé publique et l’environnement. Soutenir les projets de démonstration et accepter que l’innovation comporte certains risques. Et surtout, reconnaître que les infrastructures relèvent de la politique économique, et pas seulement de la politique environnementale. Les investissements dans les infrastructures sont des investissements dans le développement économique : il faut les financer en conséquence.

 

 

Appel à l’action

Il est temps de repenser le discours. Le déficit d’infrastructures de 180 milliards de dollars du Canada n’est pas seulement un problème, c’est aussi une opportunité d’investissement. C’est l’occasion de créer des emplois, de stimuler la croissance économique, d’acquérir des avantages concurrentiels et de positionner le Canada en tant que leader mondial en matière d’infrastructures durables.

L’approche intégrée offre de multiples avantages simultanément. Nous n’avons pas à choisir entre la croissance économique et la performance environnementale : les infrastructures intégrées permettent d’atteindre ces deux objectifs. L’industrie environnementale canadienne est particulièrement bien placée pour mener cette transformation. Nous disposons de la technologie, de l’expertise, de l’innovation et de l’engagement nécessaires pour y parvenir.

L’appel à l’action est simple : Pensez de manière intégrée. Agissez avec audace. Investissez de manière stratégique.

Pensez de manière intégrée : recherchez les liens et les synergies entre les systèmes d’approvisionnement en eau, de gestion des déchets et d’énergie. Agissez avec audace : ne laissez pas l’inertie réglementaire ou les approches traditionnelles limiter notre ambition. Investissez de manière stratégique : reconnaissez que les investissements dans les infrastructures sont des investissements dans le développement économique.

Le Canada peut devenir un modèle mondial d’investissement dans les infrastructures durables. Les municipalités du monde entier peuvent s’inspirer du Canada pour transformer leurs déficits en infrastructures en opportunités économiques. Les entreprises canadiennes peuvent exporter leur savoir-faire dans le monde entier, créant ainsi des emplois et de la prospérité ici, chez nous.

Ce n’est pas seulement possible, c’est à notre portée. La technologie existe. Le financement est disponible. Les arguments économiques sont clairs. Ce qu’il nous faut maintenant, c’est la volonté d’agir. Ensemble, nous pouvons transformer le déficit d’infrastructures du Canada en avantage économique pour le pays. La question est la suivante : allons-nous saisir cette opportunité ou allons-nous continuer à reporter l’entretien et à laisser passer des occasions?

Le choix nous appartient. Choisissons la prospérité.

 

Principaux points à retenir

  • L’ampleur du problème : les infrastructures municipales d’approvisionnement en eau vieillissent au-delà de leur durée de vie prévue; les réparations d’urgence coûtent environ trois fois plus cher que les remplacements prévus et soulèvent des préoccupations en matière de santé publique, d’environnement et de risques commerciaux.
  • La planification cloisonnée est la principale cause d’échec : l’eau, les déchets et l’énergie sont gérés séparément, ce qui empêche le partage des infrastructures, la valorisation des ressources et la coordination de la planification des investissements.
  • L’approche intégrée permet de réaliser des économies mesurables : la colocalisation peut réduire les coûts d’investissement de 15 à 25 % environ, tandis que l’intégration des opérations peut réduire les coûts d’exploitation et de maintenance de 20 à 35 % environ.
  • Un levier énergétique important : l’eau et les eaux usées peuvent représenter 30 à 40 % de la consommation énergétique municipale; des améliorations en matière d’efficacité et d’optimisation peuvent réduire les coûts énergétiques de 20 à 30 %.
  • Les déchets deviennent un produit : la digestion anaérobie, la récupération des nutriments et le recyclage avancé peuvent générer des revenus (biogaz/GNR, produits fertilisants, matériaux valorisés).
  • Moteur de croissance économique : les dépenses d’infrastructure favorisent la création d’emplois (souvent citée comme étant de 15 à 20 emplois par million de dollars) et ont un effet multiplicateur sur l’ensemble de l’économie (1,5 à 2,5 dollars par dollar investi).
  • La résilience est payante : les infrastructures résistantes au climat peuvent éviter des pertes importantes à l’avenir (on cite souvent un gain de 4 à 6 dollars par dollar investi).
  • La voie vers le leadership : la mise en place de solutions intégrées peut positionner le Canada comme exportateur de technologies d’infrastructure durable et d’expertise en économie circulaire.
  • Ce qui est nécessaire pour la mise en œuvre : une gestion intégrée des actifs, des analyses de rentabilité incluant les multiplicateurs économiques et la valeur de résilience, des outils de financement (subventions, obligations vertes, PPP) et des réglementations/autorisations permettant la mise en place de projets multi-bénéfices colocalisés.
Découvrez comment nous avons aidé la Ville de Winnipeg à moderniser ses usines de traitement des eaux usées vieillissantes.
Winnipeg-Sewage-treatment-plant.jpg
Télécharger l'étude de cas

ARTICLES LES PLUS RÉCENTS